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jeudi 9 juillet 2009

Bob l'éponge au Pavillon de l'eau

Je n'ai jamais aimé Bob l'éponge. Quand je vais chez H&M kids, je fuis avec horreur les tee-shirts sérigraphiés de ce personnage que je trouve hideux. Et même quand Marc Jacobs avait défilé avec sa mini-malle "funny luxe" Bob l'éponge (je ne parle même pas de son tatouage), j'avais essayé de regarder le cartoon, mais vraiment, je ne comprenais rien. Mais là, l'exposition qui commence demain au pavillon de l'eau me réconcilie avec ce personnage. J'ai vu quelques images de ces Bobs l'éponge à la façon de Magritte, Dali ou encore dans le fameux American Gothic de Grant Wood et je dois avouer que j'aime beaucoup. C'est un peu facile, voire déjà vu, mais c'est easy et fun, alors j'irai certainement voir cette expo.

mercredi 2 janvier 2008

Un week-end en "Diamondland"

Petit week-end à Anvers, capitale du diamant et de la mode belge. Quel bonheur de flâner entre boutiques et vitrines créatives qui mettent à l'honneur la mode, le design et le diamant. Comme toute bonne amatrice de bijoux et de bling, je ne pouvais manquer l'exposition Bling-Bling, The Crown Jewels of Hip-Hop au musée du diamant d'Anvers. La visite du musée du diamant est assez ennuyante, car trop technique. Elle commence par la création des diamants pour finir par l'histoire du commerce du diamant, notamment à Anvers, mais presente tout de même une selection de bijoux anciens fabuleuse. L'expo temporaire Bling-Bling est toute petite, mais très intéressante. On plonge tout d'abord dans la bling-bling attitude par des vidéos hip-hop de la fin des années 70 à aujourd'hui, où trônent sur les murs les icônes du bling-bling, Mr. T, Run DMC, 50 cent, Public Enemy, Missy Elliot, Lil'Kim, entre autres. Perso, je serais restée dans cette salle toute la journée, à voir mon enfance et mon adolescence défiler. Puis, on arrive dans la salle des bijoux. Que de merveilles! Tous les symboles de la NBA en diamants, le micro diamanté de Snoop, des numériques Canon Ixus paré de diamants, des bijoux de Jacob The Jeweler, Mathmatiks, Chris Aire, Stephen Webster, Gabriel Urist (je connaissais déjà ce créateur et je ne trouvais ces créations ni jolies ni fines sur le site, mais en vrai, elles brillent de mille feux, j'en crevais d'envie), ... J'ai toujours aimé la tendance bling-bling. Au delà de son explication sociale, elle banalise le port du bijoux dans le bon sens du terme, et ça, c'est bien pour le bijoux.

Hormis les bijoux, j'ai bien mangé au Lunch Box (Theaterplein, Anvers), ainsi que chez Les Belges (Anspach, Bruxelles), j'ai shoppé au SFZ, galerie commerciale restaurée qui affiche la présence du déjà fameux COS de H&M, de Urban Outfitters, d'une boutique très colorée Crocs, et tant d'autres chaînes belges. Je me suis aussi balladée dans le quartier de la mode, Nationalestraat, dans lequel on peut admirer les magnifiques vitrines des créateurs belges (dont "les six d'Anvers", of course), mais aussi autour de la Grand Place, ainsi que sur les quais, Sint Michiels, où fleurissent les maisons d'architecte. Un très joli week-end.

mardi 20 novembre 2007

Redécouvrir Charlot

Je ne savais pas que l'on fêtait les 30 ans de la disparition de Charlie Chaplin. Je l'ai découvert à Bologne, à l'occasion de l'exposition Chaplin e l'immagine, dans la Sala Borsa de la mairie de Bologne. Cette exposition retrace la carrière de Charlie Chaplin ainsi que le parcours du personnage Charlot, sa construction, son évolution. A travers des photos de tournages, des affiches de films, des coupures de presses, mais surtout des vidéos, dont certaines sont inédites car coupées dans les versions finales des films, on observe un chef d'oeuvre. Des chefs d'oeuvre! A chaque scène, je ne pouvais m'empêcher d'éclater de rire et j'avais la sensation de revivre des moments de mon enfance. Les films de Charlie Chaplin, j'ai l'impression de les avoir tous vus, en tout cas, ils me surprennent toujours. D'ailleurs, je ne comprends pas que l'on ne puisse pas avoir une certaine tendresse pour le personnage de Charlot. Cette exposition est aussi l'occasion de réviser un peu son histoire et sa culture G, le cinema muet, la chasse aux sorcières, l'apparition du son dans le cinema (et la résistance talentueuse de Charlie Chaplin à cette nouvelle technologie), le cubisme (à travers Fernand Léger), ... Malheureusement, cette expo est déjà passée par Paris, au Jeu de Paume, en 2005 (je ne m'en souviens pas du tout). Mais il vous reste tout de même toute une série d'événements rappelant Charlot, dont la sortie demain, dans les cinémas MK2 des films Le Cirque, Le Kid et La Ruée vers l'or. Indispensable.

lundi 12 novembre 2007

Un week-end en Italie: Contro Moda et fashion ballades

Petit week-end en Italie, entre l'Emilie et la Toscane, beaucoup de soleil, des Speedy à tout va (J'en voyais une vingtaine par jour à Bologne, où Vuitton était omniprésent, entre les sacs Guess et quelques Kelly. Mais où sont passés les Prada-Gucci-Fendi?), Moncler omniprésent (quand je vivais à Bologne, en ... 2000, Woolrich avait les faveurs des italiens tandis que Moncler n'apparaissait que sur les happy fashion few), pasta buona, gelati da morire, l'Italie est toujours l'occasion d'une piqûre de rappel sur ce qu'est vraiment la Dolce Vita.

Le palazzo Strozzi ancré en plein quartier fashion-chic de Florence présente l'exposition Contro Moda à Florence, la mode contemporaine de la collection permanente du Los Angeles County Museum of Art (LACMA), exposition dédiée à la mémoire de Gianfranco Ferré. 200 pièces spectaculaires, organisées en 4 sections, la construction, la forme, les matériaux et le concept, nous offrent une vision de la mode d'un point de vue artistique et technique. A noter, de nombreuses pièces de Comme de Garçons, Jean-Paul Gaultier et Martin Margiela remarquables, mais aussi des robes vintage de Christian Dior, Madame Grès, Gilbert Adrian, Jean Dessès, James Galanos, et une spendide robe du soir marron de Charles James de 1951. Je regrette toutefois les écrans sur lesquels apparaissent les infos sur chaque modèle, les textes défilent trop vite et si vous avez loupé le nom du créateur (les plus contemporains sont tout de même très facilement identifiables), il faut attendre que les 4 pages défilent pour revoir le nom du créateur et du modèle, tout cela manque de spontanéité.

Mais Florence est aussi la ville de la maroquinerie, de la chaussure (Museo Salvatore Ferragamo), et du bijoux, avec comme point d'orgue le Ponte Vecchio et ses bijouteries, dont les vitrines affichent les dernières collections des joailliers italiens, Damiani, Roberto Coin, Chimento, à coté de vitrines de bijoux vintage, Mauboussin, Boucheron ou encore Buccelatti. C'est beau, ça fait du bien.

mardi 6 novembre 2007

Voyager le temps d'un déjeuner

J'ai un truc avec la Corée (du sud). D'où vient-il, je ne sais pas. Du cinéma, peut-être, beaucoup de films coréens m'ont fait pleurer, oui oui, pleurer, ou peut-être parce que mon chéri est un Samsung fan, je ne sais plus d'où vient cette attirance.

Ces quelques mots me permettent d'introduire le super déjeuner proposé par mon ami Julien (merci Julien), à l'Unesco. Dans le cadre du festival de la cuisine coréenne, du 6 au 16 novembre, la cuisine coréenne est à l'honneur. A l'entrée du restaurant de l'Unesco, vous êtes accueillis par des jeunes femmes coréennes en costume traditionnel (le hanbok), si joli et si raffiné. Le menu "royal" coréen (très copieux), concocté par un grand chef coréen (un des spécialistes de la cuisine royale coréenne, chef d'un palace de Séoul), est tout simplement succulent. L'espace d'un instant, on se sent ailleurs, le batiment imposant de l'Unesco (qui date de 1958) et ses touches pop (les cabines téléphoniques orange, des canapés en pvc grainé orange aussi), nous donne l'impression d'une autre époque, l'assiette vous plonge en Asie par son raffinemment et ses saveurs singulières, et puis, il y a la vue du restaurant de l'Unesco. Au 7ème et dernier étage, le restaurant offre une vue imprenable sur l'Ecole Militaire et Paris. Par un jour si ensoleillé, c'est un vrai bonheur. La réservation est indispensable et il reste peu de place, alors si cela vous tente, appelez tout de suite. Un moment "royal"!

dimanche 4 novembre 2007

Un week-end en banlieue

Pas de post depuis deux jours pour cause de week-end prolongé, durant lequel j'ai pu profiter de mon chéri et de notre petit bonhomme.

Ce week-end fut un week-end banlieue. Le 9-4 d'abord, puis le 9-3. Première visite au Mac/Val, le musée d'art contemporain de Vitry-sur-Seine, inauguré en 2005. J'en avais beaucoup entendu parler, j'avais envie de voir. Première impression, de l'espace, un accueil sympatique, l'accessibilité aux handicapés et aux poussettes (prêt de fauteuils roulants et de poussettes), bref, on souhaite la bienvenue aux familles et ça, j'aime. Le Mac/Val présentait l'expo temporaire Stardust, une vision contemporaine de l'espace et du système solaire. Des photos colorées de Davide Bartocchi, de très belles photos de l'eclipse de 1999 par Claude Closky, des néons "High heels on the moon" par Sylvie Fleury, une expo très agréable. Un extrait de la brochure de l'expo exprime parfaitement ce que je ressens envers l'art contemporain: "... les artistes restent ceux qui nous permettent le doute. Un doute salvateur. La question du réel reste pertinente, celle du modernisme reprend des couleurs, et, entre rêveries et images scientifiques, objets réels ou imaginaires, l'artiste s'amuse toujours à mésurer l'écart entre ce que l'on voit et ce que l'on croit". Puis, la collection permanente, construite depuis l'ouverture du musée, présente des oeuvres tantôt surprenantes (une génialissime vidéo interactive de Shilpa Gupta, créée au cours d'une résidence au Mac/Val en 2007, les enseignes de la série "Les reflets" de Franck Scurti, ...), et tantôt nous mettent mal à l'aise. Je crois que c'est assez normal, en tout cas j'ai beaucoup apprécié cette balade. Plus loin dans le 94, à Orly, nous avons pu profiter des sculptures et autres oeuvres d'art de rue, comme l'Oiseau Pylône d'Olivier Agid, un pylône electrique détourné en oiseau, Miss Tic qui dépeint Léo Ferré dans la résidence qui porte son nom, et tant d'autres. L'art en banlieue, une belle tentative d'humanisation de quartiers parfois tristes et si gris.

A l'occasion d'une balade-poussettes entre copines, j'ai pu découvrir le magnifique parc de la courneuve. J'ai hâte d'y pique-niquer l'été.

Et pour finir, le gris du ciel m'inspire toujours une séance dans le noir des salles obscures. La programmation actuelle n'étant pas d'un interêt grandiose, mon choix s'est porté sur "This is England", une énième satire sociale sur l'Angleterre des années 80, les années de crise sur fond de guerre des Malouines (épisode de l'histoire d'Angleterre que je ne connaissais pas, j'avais 6 ans à l'époque). C'est brut et humain. Ce qu'a pu vivre l'Angleterre dans les années 80 me fait penser à la désindustrialisation, notamment dans le textile, que vit la France depuis 7/8 ans. Un grand désarroi, une grande souffrance, où seul l'humain peut aider ces gens. Sur ces mots, je vous laisse. Demain est un autre jour, il y aura certainement plus de soleil et de nouveau des infos bling bling.